La ligne continue fait partie des signalisations prévues par le Code de la route. Ce marquage permet aux usagers d’emprunter les axes routiers en toute sécurité. Comme de nombreuses signalisations, elle s’accompagne d’une interdiction et donc de contraventions. Découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur ce marquage au sol.

Au sommaire :

  1. Quelle est la réglementation autour de la ligne continue ?
  2. Combien de points pour le franchissement d’une ligne continue ? Les sanctions encourues
  3. Quand peut-on franchir une ligne blanche continue ? Les exceptions à la règle

1. Quelle est la réglementation autour de la ligne continue ?

L’article R412-19 du Code de la route définit les lignes blanches comme « des lignes longitudinales continues axiales ou séparatives de voies de circulation ».
Elles permettent de délimiter le sens de circulation et de séparer la chaussée.

La législation interdit aux conducteurs le franchissement de ces lignes et tout manquement à cette règle est considéré comme une infraction au Code punie de l'amende prévue par les contraventions de 4e classe.

Elles sont généralement utilisées sur les portions de route où le Code de la route considère qu’il est dangereux de dépasser un véhicule : au niveau des virages, sur des routes sinueuses ou étroites, aux abords de villages, etc.
Ligne-continue-virage

Les marquages au sol du réseau routier français comprennent aussi des lignes discontinues. Parmi elles, la ligne de dissuasion indique au conducteur qu’il se trouve dans une zone dangereuse. En présence de cette signalisation horizontale, il lui est également interdit de franchir la ligne pour dépasser, sauf un véhicule lent ne dépassant pas les 60 km/h (camion poubelle, engins agricoles, etc.).
Ligne-discontinue-de-dissuasion

Pour rappel : la ligne jaune continue indique une interdiction de stationner et de s’arrêter et la ligne jaune discontinue, une interdiction de stationner seule.

2. Combien de points pour le franchissement d’une ligne continue ? Les sanctions encourues

Le Code de la route précise donc que les lignes blanches « interdisent aux conducteurs leur franchissement ou leur chevauchement ». La législation différencie les deux comportements :

le franchissement de la ligne est carractérisé lorsque la roue dépasse complètement la ligne continue.

Franchir une ligne continue est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 €. Celle-ci peut être minorée à 90 € si le conducteur s’en acquitte dans les 3 jours ou majorée à 375 € après 45 jours. La sanction s’accompagne d’un retrait de 3 points du permis. Une peine complémentaire peut également être imposée : une suspension de 3 ans du permis de conduire. La suspension de permis ne peut aller au-delà des 3 ans.

le chevauchement est retenu lorsque le véhicule a seulement empiété sur la ligne continue. Bien que les deux situations soient désignées comme étant une infraction, les sanctions, elles, ne sont pas du même ordre.

La sanction en cas de chevauchement d’une ligne continue est également une contravention de classe 4 (135 €) mais elle est accompagnée d’un retrait d’un point sur le permis de conduire.

3. Quand peut-on franchir une ligne blanche continue ? Les exceptions à la règle

Depuis juillet 2015, le chevauchement d’une ligne continue est autorisé sous certaines conditions :

  • lors d’un dépassement d’un cycliste
  • sur les routes à double sens limitées à 50 km/h.

Cette exception est encadrée par un certain nombre de précautions indiquées dans l’article R 414-4. Il faut en effet que le conducteur s’assure de :

  • l’absence de danger avant de dépasser,
  • ne pas gêner la circulation après le dépassement,
  • d’estimer correctement le temps nécessaire pour effectuer cette action,
  • ne pas être lui-même dépassé par un autre véhicule,
  • prévenir son intention de dépasser,
  • et se déporter suffisamment pour ne pas heurter l’usager dépassé.

Certaines situations sont également tolérées, telles que le dépassement en présence d’animaux ou encore d’un chantier mobile. La rencontre avec un obstacle fixe qui ne peut être mis à l’écart tel qu’un rocher, un tronc d’arbre, etc. Il est important de préciser que ces exceptions dépendent uniquement de l’appréciation des forces de l’ordre.