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Les voies réservées I Ce que dit le Code de la route

La route est composée de différentes voies de circulation qui organisent la circulation routière. Certaines sont à emprunter dans des situations particulières, d’autres sont réservées à certains usagers seulement. C’est notamment grâce à ces routes que s’organisent les déplacements urbains. Elles sont garantes de la sécurité et de la civilité entre usagers. Ainsi, pour s’assurer une conduite courtoise, il est important d’observer et de respecter la délimitation de ces différents espaces, au risque d’être sanctionné.

1. Les différentes voies réservées sur la route
2. La délimitation des voies réservées
3. Circuler sur une voie réservée : les peines encourues
4. Les zones piétonnes
5. Les pistes et bandes cyclables

Les différentes voies réservées sur la route

Sur le réseau routier, on trouve un certain nombre de voies réservées :

  • Les voies réservées aux piétons

Elles sont généralement séparées physiquement de la chaussée, pavée ou légèrement surélevée : trottoir, aire piétonne (annoncée par un panneau bleu) ou rue piétonne.

  • Les voies réservées aux cyclistes

Les pistes cyclables sont toujours indiquées par des marquages au sol et sont parfois séparées de la route par une barrière basse.

  • Les voies réservées aux bus et aux autocars

Les couloirs de bus sont toujours indiqués par un marquage au sol et parfois délimités par un petit terre-plein. Les cyclistes et les taxis sont tolérés sur ces voies, en revanche, les motos, scooters et voitures ont interdiction de les emprunter quelque soit la densité de la circulation.

  • Les voies réservées au tramway sont identifiables grâce aux rails sur lesquels ils circulent.

Délimitation des voies réservées

Une voie réservée est délimitée par un objet physique ou repérable grâce au marquage au sol : certaines voies sont protégées par des barrières (pistes cyclables), des plots électriques qui ne permettent qu’aux habitants d’y entrer, des inscriptions au sol de type « Bus » ou « Taxi » pour les zones réservées aux bus ou aux taxis, etc. Elles sont souvent indiquées par des panneaux de signalisation bien spécifiques.

Circuler sur une voie réservée : les peines encourues

Circuler sur une voie réservée — bus et taxi — entraîne une amende de 4e classe, soit une contravention de 135 euros. En revanche, cela n’entraîne pas de retrait de points sur le permis. Il est également interdit de stationner sur une bande ou une piste cyclable. S’arrêter ou stationner sur une piste cyclable, un passage piéton ou un trottoir est puni d'une amende de 135€.

En France, ce sont les municipalités qui décident d’implanter les voies réservées et de gérer leur circulation. Pour autant, les contrôles de ce type d’infraction sont réalisés par les agents de police ou de la gendarmerie.

Les zones piétonnes

Certaines zones, généralement situées en centre-ville, sont entièrement piétonnes. Elles sont dépourvues de trottoir et souvent recouvertes de pavés. Elles sont généralement situées dans des zones très fréquentées et autour des commerces pour faciliter les déplacements à pied. La zone piétonne s’étend de la rue (entre deux façades) à une place ou à un ensemble de voiries.

Le trottoir, aussi large soit-il, ne s’assimile pas à une aire piétonne, en revanche une grande place ou un grand parvis peuvent le devenir. De plus en plus, pour des raisons écologiques et d’urbanismes, les zones piétonnes se développent dans diverses agglomérations.

Les rues ou les aires piétonnes sont annoncées par des panneaux bleus, ronds ou carrés. Le stationnement y est interdit, mais l’arrêt est autorisé. Dans certains cas, les véhicules motorisés sont autorisés à condition que ceux-ci roulent très lentement, c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de limitation de vitesse dans les aires piétonnes et qu’elles se trouvent à proximité de zone 30.

Les pistes et bandes cyclables

Les cyclistes, bien qu’ils ne soient pas motorisés, sont eux aussi soumis au Code de la route. Face à l’augmentation de leur nombre, les villes ont dû aménager des espaces qui leur sont réservés. Aussi, nous voyons fleurir les pistes ou bandes cyclables sur le réseau routier.

Les cyclistes sont généralement sommés de rouler sur la route et dans le sens de la circulation, en l’absence d’aménagement leur permettant de rouler à contre sens. Seuls les enfants âgés de moins de 8 ans sont autorisés à rouler sur les trottoirs ou accotements, même ceux qui n’ont pas d’aménagement spécifique pour les vélos.

Les voies réservées aux cyclistes sont signalées par deux types de panneaux :

  • Les bandes cyclables

Elles partagent la même chaussée que la route. Elles sont délimitées par des marquages au sol, ligne continue ou discontinue, et un pictogramme de vélo. Il arrive, surtout en agglomération, que les bandes cyclables aillent dans le sens inverse de la circulation. Dans cette situation, le conducteur d’un véhicule à moteur doit faire extrêmement attention à la bande cyclable située à sa gauche, même s’il s’agit d’un sens unique pour lui.

  • Les pistes cyclables

On les trouve plutôt en bord de routes hors agglomération où la limitation de vitesse est plus élevée. Les pistes cyclables sont isolées par rapport aux autres usagers par un trottoir, des terre-pleins ou une barrière.

Les pistes et les bandes cyclables sont exclusivement réservées aux cyclistes et assurent leur libre circulation. La nécessité de l’aménagement est justifiée par le fait que les usagers sont vulnérables. Ils n'ont ni équipements ni habitacle et ne font pas le même bruit qu’un véhicule motorisé.

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