Les bornes kilométriques font partie des éléments de signalisation du réseau routier français. Ces bornes routières sont implantées le long des voies de circulation. Elles sont codifiées et vous apportent des informations de repérage pour votre voyage. C’est pourquoi il est important de savoir lire une borne kilométrique.

Au sommaire :

  1. La borne kilométrique : présentation
  2. Comment lire une borne kilométrique ?

1. La borne kilométrique : présentation

La borne kilométrique a la forme d’un pavé rectangulaire avec un sommet arrondi. En pierre pour les plus anciennes, elle avait pour vocation d’indiquer au voyageur la catégorie et le numéro de sa route ainsi que les noms des communes en aval de la borne, dans le sens de la marche. On peut encore en apercevoir sur les anciens réseaux nationaux. Les plus nostalgiques reconnaîtront ces vieilles bornes routières en pierre qui scandaient le fil des voyages lors de départ en vacances.

Aujourd’hui, les plus récentes sont plates et moulées en polyester. Ces balises sont implantées aux abords des routes principales. Pour une meilleure visibilité de nuit, elles sont parfois en aluminium avec un filtre rétro-réfléchissant. Une seule norme existe : la norme NF P 98-589. La taille peut varier pour favoriser la visibilité.

Au fil du temps, la borne kilométrique est essentiellement devenue un élément de localisation. Elle permet d’identifier la route et d'indiquer le point kilométrique auquel vous vous trouvez.

La plaquette de repérage hectométrique E 52c a la même vocation que la borne à la différence que sous l’identification de l’axe routier est mentionnée une indication de repérage plus précis en hectomètre. Elle a une forme carrée et indique toujours un repérage longitudinal. Elles sont généralement rattachées aux panneaux de direction.
Plaquette-E52c-2
Ces bornes et plaquettes de repérage de type E50 sont mises à la disposition des collectivités afin d’uniformiser l’outil de signalisation national. Elles ont une signalétique codifiée.

2. Comment lire une borne kilométrique ?

L’arrêté du 24 novembre 1967 qui définit la signalisation des routes et autoroutes mentionne qu’une borne kilométrique doit comprendre au minimum :

  • Une cartouche d’identification qui renseigne sur le type de voie sur laquelle l’usager roule.
  • Un repère kilométrique qui permet au conducteur de se repérer sur son trajet.

→ La couleur de la cartouche d’identification permet de repérer le type de route :

  • Jaune pour les routes départementales. Le numéro de la voie est précédé de la lettre D.
    borne-kilometrique-jaune-route-de-partementale

  • Rouge pour les routes nationales et autoroutes. Le numéro de la route est précédé de la lettre N ou A.

  • Blanc pour les routes communales et les chemins ruraux. L'identification est composée d’une lettre C ou R.

  • Vert pour les voies européennes et les routes forestières. Le numéro de la voie est précédé du E ou d’un F.

→ Les renseignements peuvent être complétés par :

  • Une lettre qui indique le sens de la voie : G pour gauche ou D pour Droite
  • La mention d’une rocade.
  • La mention INTÉRIEUR ou EXTÉRIEUR pour les bornes placées le long d’une rocade ou d’un boulevard périphérique.
  • L'indication de l’altitude sur la partie basse de la borne.
    Borne-kilometrique-altitude-1
    Ainsi la borne kilométrique est mise en place sur les routes de façon régulière pour vous renseigner sur votre position. Elle est surtout utile à un instant T lorsqu’il peut être urgent de transmettre sa position. Cela peut être précieux dans le cas d’un accident pour faciliter l’arrivée des secours. Sa signalétique simple est à connaître pour passer l’épreuve du Code de la route. Ne l’oubliez pas !